Une erreur est survenue dans ce gadget

19 mai, 2013

Gatsby Le Magnifique, ou comment j'ai été voir Léo le Magnifique

 
   Impossible d'être passé à côté de cette sortie ciné, même en vivant dans une grotte au Pérou, gatsby c'est un peu la sortie qui fait parler, et pour cause : adaptation d'un grand classique littéraire anglophone, ré-adaptation puisque plusieurs s'y sont déjà essayé , ouverture du festival de Cannes, et un casting magique, pour un réalisateur magique.

  Et pourtant... moi j'avais râté l'info, et c'est donc grâce à mon chauffeur de bus qui laisse toujours la radio super fort que j'ai eu l'idée folle d'aller voir ce film de Baz Lurhmann. Mais si, Baz, tu sais, le gars qui t'a fait pleurer tes poumons ( oui oui tes poumons ) avec Roméo + Juliet et Moulin Rouge! Ce réalisateur absolument exubérant qui te pond des films exubérants... Bref, j'ai été voir Gatsby Le Magnifique, et aujourd'hui on en parle.

Le speech? Pour faire court, on a Nick, un écrivain tout ce qui a de plus normal qui décide d'aller faire fortune à Wall street et qui se fait repérer par son chatelain de voisin, monsieur Gatsby. Tout les week-end, Gatsby organise de somptueuses fêtes dans sa demeure, sans jamais se montrer. Il se montre cependant à une personne, à Nick, et pour une raison bien précise, si Gatsby a tout ce dont un homme peut rêver, il lui manque encore une chose, l'amour de sa vie.

  Je dois avouer qu'avant de m'assoir dans la salle de ciné, je ne savais pas du tout qu'il s'agirait d'amour, et finalement c'est pas plus mal puisque je ne m'aventure au cinéma que pour des films d'animations et autres films pleins d'aventure à la Pirates des Caraïbes. J'ai cependant été complètement happée par le film, malgré le côté " film fait pour la 3D" même pendant le visionnage en 2D. Réside d'ailleurs dans ce détail le plus gros bémol du film, l'impression que les personnages/voitures ne font pas partie de la même dimension que les décors parfois, étrange sensation.

L'image est cependant magnifique, et si exubérance il y a, maîtrisée elle est. il est vrai qu'à regarder les fêtes de monsieur Gatsby, on peut se dire qu'en effet, c'est too much. Et vas y que ça virevolte dans tout les sens, et vas y que le monde entier est habillé de paillettes et de couleurs, et vas y que le monde entier est ivre mais hey... N'oublions pas une chose, l'action se déroule pendant les années folles, ce moment où le peuple décide que c'est fini de faire la gueule et la guerre. Et puis, à mon humble avis la décadence de ces fêtes fait une magnifique opposition à la déprime de Gatsby, parce que oui, malgré toutes ces couleurs et coupes de champagnes ce film est un drame et aucun des personnage n'est vraiment bien.

  Les personnages sont sublimes, les acteurs le sont. Si j'ai tendance à penser que DiCaprio est celui qui fait du film un chef d'oeuvre, il est vrai que Carrey Mulligan ajoute beaucoup. Son personnage, Daisy - cousine de Nick- a le syndrôme du mariage malheureux, quelque part elle me fait penser à Madame Bovary de Flaubert, éternelle insatisfaite. Tobey Maguire - Nick- lui, m'a laissé perplexe pendant 1h30 environ. Il est ce personnage plongé au coeur d'un environnement hostile de Riches et de Nouveaux Riches, avec tout leurs secrets. Il voit tout, entend tout, mais pas une fois les autres personnages ne s'intéresse à lui. Il leur est utile, pour sur, puisqu'il est la personne qui aide Gatsby a trouver -en quelques sortes- l'amour, celui qui garde pour lui le fait que Tom trompe Daisy, celui a qui l'on se confie, et qui veille toute la nuit à côté des êtres qu'il aime juste pour s'assurer que tout va bien. Mais oui, pas une seule fois quelqu'un ne lui demande comment il va, ce qu'il aime faire, avec qui, pourquoi et si pendant longtemps ça peut vous laisser perplexe, une des répliques de Nick vous frappera probablement comme elle m'a frappée " Je viens de me souvenir, aujourd'hui c'est mon anniversaire", réplique lancée dans un des moments les plus forts du film, dans l'un de ces moments ou tout le monde s'attend à ce qu'encore une fois Nick aide.  Je ne suis pas du tout fan de Tobey, il ne m'a marqué que dans le film Brothers, mais ici, je peux dire que sa présence est l'une des clefs de la réussite de ce film.
  L'autre grande réussite du film, hormis la réalisation, les images, les acteurs? La musique. Grand dieu. Je me la passe en boucle depuis 2 jours la bande-son du film ! Mélange subtile de moderne et de musique rappelant les années 20, toujours calé à la perfection sur les images, leur donnant un côté mélancolique même lorsqu'il s'agit des moments les plus "joyeux" du film. La plus belle étant pour moi "Young and Beautiful" de Lana del Rey, que vous pouvez entendre juste ici:
  Au détour de certains blogs, sites, j'ai pu lire quelques critiques plutôt peu flatteuse pour Gatsby, qu'il était sans émotion, que les images y étaient vraiment too much... Laissez moi vous dire que si vous appréciez Baz Lhurmann pour Roméo+Juliet ou pour Moulin Rouge, vous ne serez pas du tout déçu et que vous pourrez pleurer autant de larme sur celui-ci que sur ces derniers. Des émotions, on en ressent un max dans ce film, le jeu d'acteur est tellement bon que vous serez peiné autant que les héros à la moindre accroche, la musique est tellement bonne qu'elle vous foutra les poils, malgré le fait que le film soit un drame Baz n'a absolument pas oublié d'y mettre des scènes hilarantes - en particulier une scène avec une horloge-, scènes qui d'ailleurs vous ferez presque espérer que le film finisse bien, il se pourrait que vous sursautiez un bon coup sur la fin du film, que vous ressentiez de la colère au même titre que Gatsby... Alors qu'on dise que le film ne transmet aucune émotion quand on passe de la joie et l'ivresse, à du drame pur et dur en passant par un humour simple mais efficace et par le regard amoureux de DiCaprio qui en dit plus qu'aucun mot... Oui, non, vraiment. Si vous êtes à la recherche d'un film plein d'émotion, Gatsby Le Magnifique devrait faire l'affaire. Merveilleuse histoire qui vous fera vous questionner sur les limites de ce que l'on doit faire par amour.
D'ailleurs, dès sa sortie DVD, je m'en vais me l'offrir pour pleurer dessus, puisqu'au cinéma je me suis retenue affreusement puisqu'accompagnée de deux potes trop insensibles!


Alors, tu comptes aller le voir, ou tu comptes aller le voir?
Note que tu n'as pas le choix.



Et si Leonardo diCaprio ne choppe pas au moins un Oscar pour son rôle, je n'y comprend plus rien. Je dis ça, je dis rien.


Rendez-vous sur Hellocoton !

19 avril, 2013

Interstella 5555, ou comment les Daft Punk déchirent leur slip.



  Bonjour bonjour,
chers lecteurs de Morgane, ici Tiphs ! Mais si, vous savez, la nana qui s’était incrustée pour la chronique sur Les Mondes de Ralph ? Voilà, bah la même, tout pareil, sauf que cette fois, je viens vous parler d’un dessin animé bien différent, puisqu’il s’agit d’Interstella 5555, le film que personne ne connaît mais dont tout le monde a déjà vu des extraits.

  Interstella 5555, c’est un film d’animation musical issu d’une collaboration franco-japonaise qui date de 2003. Le réalisateur n’est autre que Leiji Matsumoto, le papa d’Albator. Du côté français, c’est Daft Punk qui s’occupe de l’illustration musicale, et là, normalement, le film doit commencer à vous dire quelque chose.
(et vous voyez, je parle d’un vieux film, mais c’est en plein dans l’actu puisque, pour rappel, nos Daft Punkinou sortent un nouvel album le 20 mai, qui est déjà premier un peu partout alors qu’il n’y a que deux teasers qui circulent…)

coucou, on est 4, et une frois transformé en humains, le petit devient binoclard et le frisé Black, question de quota
  Interstella 5555 : The 5tory of the 5ecret 5tar 5ystem (et je vous jure que c’est le vrai titre), c’est l’histoire de quatre musiciens extra-terrestres qui se font enlever par un producteur maléfique, dans le but de faire d’eux le groupe le plus célèbre sur Terre. Après un gros lavage de cerveau et un relooking complet pour ressembler aux humains, nos quatre héros deviennent les marionnettes de notre Evil Manager. Mais c’était sans compter sur le plus grand fan alien du groupe qui, apprenant leur disparition, décide de partir à leur recherche…

  Et voilà comment on résume, sans spoiler, une heure et sept minutes de film. Non non, sérieusement, je ne peux pas en dire plus sans tout vous gâcher, et ça serait dommage parce qu’il est vraiment très très bien, malgré (grâce à) l’absence de dialogues.
  En effet, l’originalité d’Interstella 5555 réside dans sa complète absence de paroles/bruitages, car produit par les Daft Punk. Les mecs ont créé tout un album rien que dans le but de raconter une histoire, et ont ensuite demandé à Matsumoto de mettre tout ça en image. C’est un peu comme un gros Fantasia, en fait, sauf qu’il s’agit de musique électronique et qu’il n’y a qu’une seule histoire déroulée sur une quinzaine de morceaux.

  Pour la petite histoire, au départ, seuls les quatre clips des singles de l’album Discovery devaient être animés par Matsumoto (One More Time, Aerodynamic, Digital Love et Harder, Better, Faster, Stronger), mais, finalement, la collaboration s’est étendue pour nous offrir un film de plus d’une heure, pour notre plus grand plaisir !

  L’histoire en elle-même n’est pas exceptionnelle. Du moins, elle n’est pas plus exceptionnelle que les histoires du genre, ce qui ne l’empêche pas d’être quand même très bien. Mais ce n’est pas le scénario qui marque le plus, je trouve. Quoi que. La fin est tellement épique.

  Mais non, ce qui marque le plus, c’est : 
  • La musique. 
 Quand même, Daft Punk, quoi. Ils font pas de la variétoche de mariage, leurs morceaux sont mondialement connus, et Interstella 5555 comporte quatre de leurs plus gros tubes, coordonnés à merveille sur le déroulement de l’histoire. En plus de ça, ce film initie très bien au style du groupe. Je suis littéralement tombée amoureuse de Veridis Quo, et j’ai commencé à vraiment aimer Daft Punk grâce à ça.

Kikoo, je suis bleu, j'ai une couronne et des habits oranges, mais je suis content"

  •  Les dessins.
 On reconnaît direct le style de Matsumoto. Aujourd’hui c’est devenu Retro, c’est du manga des années 90 et ça FAIT DU BIEN. J’aime les vieux animés du style, ça sent bon la madeleine et ça change de la 3D. Là, tout est fait main, même le vaisseau en forme de guitare qui vole dans l’espace.

  
  Pour conclure cette chronique un peu brouillon, je dirais qu’Interstella 5555 est une parfaite réussite, l’alliance idéale entre la musique géniale des Daft Punk et le sublime coup de crayon de Leiji Matsumoto, et non, cette phrase ne comporte pas trop d’adjectifs mélioratifs, chut.

  Un extrait peut-être?




Rendez-vous sur Hellocoton !

11 avril, 2013

Milo Sur Mars, ou comment Disney ne s'est pas invité au ciné

  Un Joyeux non-anniversaire à tout les non-anniversairiens du jour !

  J'espère que tout va pour le mieux pour vous ! Moi, j'ai quelques bleus au niveau des pieds ( chaussures neuves pour le défilé, bad idea ), et un bleu sur les côtes ( fermeture éclair fermée violemment sur un bout de peau ! ), mais sinon tout va bien pour moi ! Bientôt je vous parlerais plus en détail des coulisses d'un " défilé de mode" puisque j'ai eu l'occasion de jouer le mannequin. Mais aujourd'hui les copains, on parle de Disney, un disney du genre ovni. Ovni parce que carrément loin du style Disney habituel, et Ovni parce que oui dedans y'a la famille d'ET. Et si vous n'en avez jamais entendu parler... C'est normal ! Ce Disney a été le plus gros flop des Studios Mickey. Les américains n'ont pas aimé du tout, alors nous les français, on y a pas eu droit en salle ! Et c'est bien dommage parce que le Bébé de Simon Wells ( Fievel, Balto, Le Prince d'egypte.. ) je l'ai trouvé vachement bon ! On en discute, et vous allez le regarder?

Milo sur Mars de quoi ça s'agit : Déjà ça s'agit de musique de John Powell ( Shrek, Dragons, Volt, l'âge de glace )... 'Kay, j'essayais juste de recaser Dragons ! Donc Milo sur mars, c'est un scénario tout mignon tout plein qui va super vite à rédiger ! Un petit garçon se dispute avec sa maman et lui dit plein de choses trop méchantes pas kawaii nyanya du type " je vivrais mieux sans toi et toc!" et se moque d'elle :

"Tu m'as demandé d'aller AU lit, et pas DANS mon lit"


 Forcément, mamoune est blessée, et quitte la chambre. Parce que dans les films c'est comme ça que ça se passe, une heure à peine après la dispute... Mamoune se fait enlever ! Par qui? Par la grand mère d'ET of course! Et pourquoi? Parce que comme l'indique le titre du film en english " Mars Needs Mom" ( Mars a besoin de mamans ).

  Le scénario, on en parle plus en détail? Bien sur que ce que je viens de vous raconter est vachement cliché, ohlala une dispute, ohlalala un malheur, ohlalalala y'a plus qu'à réparer le malheur et on oubliera la dispute! En fait, on peut même aller jusqu'à dire que Disney nous en as sorti un autre du genre récemment... Brave, vous vous rappelez? Sincèrement on part sur une même base, sauf que Milo a une petite dizaine d'années, ne sait pas se battre, ne ramasse pas son linge et se retrouve téléporté au milieu d'une bande d'extraterrestres façonné(e)s pour être des machines à exterminer ! En somme, si tu as aimé Brave pour son scénario ( c'est possible? ), ce film est pour toi. Tu y trouveras toute les leçons de morale que tu aimes sur de comment que tu dois aimer ta mère et ton père, mais aussi de comment que tu dois te méfier des grands-mères arthritiques ! Et plus sérieusement? Si j'ai trouvé Brave super chouette niveau graphisme, et trouvé le scénario plutôt mignon bien que manquant d'un peu de... de... d'actions? D'histoires profondes? De détails à propos de pleins de trucs... Autant dire que Milo sur Mars dépasse tout ça de très loin. Il s'agit en effet d'un film d'animation mais du type " On met du vrai acteur, avec du patch de partout pour capter ses mouvements, et paf on le film ! Puis on le transforme en animation, ingénieux non?", ce qui donne bien évidemment des déplacements très, très, très, très réalistes ! ( Oui je sais, les boucles de cheveux de Mérida étaient géniââââles ). Mais plus que des déplacements, ce sont aussi des visages entiers qui s'animent de partout de manière réalistes, et pas que ceux des humains ! La grand mère d'ET est vraiment ultra réussie, et vachement flippante. Et pour en revenir à l'histoire, elle est bien plus aboutie que celle de Brave. Tout fait littéralement plus... Vrai. 

Et si tu m'crois pas t'peux toujours demander à la mamie ↑

  Je trouve ça très dommage que la transcription française soit passée à Milo Sur Mars, il est pour moi primordial avec ce film de souligner que Mars a Besoin d'humaines ! Le titre français fait bien trop petit garçon rêveur qui s'en va s'promener sur la planète rouge, pour le fun. Fun que Milo ne ressent à aucun moment. Le petit héros, qui est adorablement adorable, insouciant, et courageux ( un vrai Gryffondor !), va être bringuebalé tout le long du film de prisons en déchetteries cherchant toujours avec plus de hargne un moyen de récupérer sa mère, et aussi d'éviter les canons des aliens loin d'être gentilles. Gentilles? Oui, le détail est important, ici je ne parle que d'aliens femelles, parce que qui dit maman humaine dit aussi aliennes de partout... et c'est CE détail qui fait du scénario une jolie petite merveille, bien que je soupçonne un tout petit peu les américains d'avoir inséré un message subliminal du type " il faut obligatoirement Un papa et Une maman pour élever un enfant"  ( ou alors c'est ma paranoïa ). En bref, scénario impeccable et images très réussies !

  La musique? Sérieusement, tu crois que je vais m'étendre la dessus? Alors que j'ai déjà mentionnée John Powell? On est d'accord ami lecteur ! John Powell fait de la musique magnifique que l'on reconnait entre toutes, petit extrait peut-être pour toi monsieur-dame ?


  Ohoh, sens-tu le bad t'envahir? La bande-son est clairement excellente. Gribbletastique, j'ai même envie de dire. Gribbletastique, qu'est ce que c'est que ça? Gribble est l'un des personnages du film ! Il s'agit du "meilleur ami" martien du petit Milo ! Gribble est grassouillet, vit comme s'il était perpétuellement en plein jeu vidéo, et a une petite trentaine bien que se comportant comme un gamin. Gribble invente des mots, et il aime ajouter à ces mots le nom Gribble. Un personnage fort sympathique bien qu'atteint d'un syndrôme de Peter Pan dû à un traumatisme durant l'enfance. Ce dernier et Milo font la connaissance d'une alienne fort sympathique nommée Ki, et pleins d'autres aliens, en fait, plus ou moins méchant/gentils ! Personnages hauts en couleurs et très charismatiques. Je n'en dirais point plus à ce sujet ! Mais tu peux cliquer pour plus de musique.

  Bon, on passe aux points noirs du film? Je n'en vois qu'un, j'ai beau me creuser la tête, rien d'autres ne me vient ! Je ne suis pas complètement convaincue que ce petit bijou convienne à des enfants en très bas âge contrairement à d'autres films d'animations type Belle et le Clochard/la Bête, Cendrillon, Aladdin, ou encore Nemo. Et pour cause? Je pense qu'il est un tout petit peu trop effrayant. Ce n'est qu'un avis personnel, bien sur, mais ayant été traumatisée durant l'enfance par Mars Attack!, il est vrai que je garde une certaine appréhension à propos des aliens. Ce qui me fait penser que peut-être certains petiots pourraient être effrayés.
  Un gros point fort peut-être? L'aspect sociologique du film qui pose les bonnes questions quant à l'éducation et à la liberté. Qui doit s'occuper du petit? Comment élever au mieux le petit? Autorité? Respect? Papa? Maman? Et qu'advient il d'un enfant qui doit s'élever tout seul ? Il est de ce fait un film très intelligent. Ce point me laisse d'ailleurs penser que les mamans-papas, et parents en devenir pourront fortement apprécier ce film d'animation. 

  En bref, un très bon film ! Je suis vraiment déçue que la France n'y ai pas eu droit sur ses écrans géants. Ce Disney mérite vraiment votre attention. Il est pour moi un véritable coup de coeur m'ayant une fois encore arraché quelques larmes et m'ayant fait rire aussi. A voir donc, pour petits et grands... Si les petits ne sont pas trop sensibles à la laideur de la mamie martienne. Je vous invite donc vraiment à y jeter un coup d'oeil. En espérant qu'il vous plaise, qu'il vous tente, au moins ! Et il faudrait que je me mette à critiquer du film que j'aime pas, un de ces quatre... ça changerait!

Vous vous laissez tenter?

Rendez-vous sur Hellocoton !

03 avril, 2013

Les minimiss, ou comment sérieusement, non

  Hello les copinautes !

  Je retarde un petit peu mon coup de coeur cinématographique récent pour un coup de gueule télévisuel, et pas des moindres. Le titre de l'article en dit déjà pas mal, mais ce n'est pas tout. Récemment je me suis posée cette question: Depuis quand la télévision est-elle devenue si désireuse de montrer du concours et de la télé-réalité? Quand j'étais gamine, la TV c'était pas ça, la tv montrait des films, plus ou moins bien certes, mais des films à gogo au moins sur TF1 et M6. Les séries, bien qu'américaines étaient tout de même bien plus originales que celles que l'on voit de nos jours du type les Experts - autour du monde-. A l'époque ( ouais je fais ma vieille un peu ), M6 proposait par exemple la fameuse trilogie du samedi qui s'est composée au fil des années de Buffy contre les vampires, Le caméléon, Charmed, Profiler, The sentinel ,Dark angel et beaucoup d'autres. Et ça avait de la gueule. De nos jours, malgré la TNT, on a le choix - toute heure confondue- entre Un diner presque parfait, Masterchef, Top Chef, les Défis de Jean et Norbert, The Voice, Pop Star - qui revient eh ouais -, Nouvelle Star, Star Academy, Money drop, Une famille en Or, Le juste prix, Les anges de la Tv, les ch'tis autour du monde... 
  Le rapport entre tout ça? De l'argent à la clef, beaucoup d'argent, de la télé réalité qui vous montre des gens plus stupides les uns que les autres juste pour vous faire vous sentir mieux dans votre cerveau, de la bouffe de partout, de la chanson. Alors autant avoir un peu de zizik dans ma télé ne me déplaît pas, autant le fait d'en avoir sur toute les chaînes, à toute heure, marre, un peu. En bref, la TV ne m'inspire plus tant que ça... Et hier m'a encore confirmé que la TV et moi hein... Je m'explique.

  Après un tweet qui m'a interpellé de la copine Emeline qui disait "Je viens de tomber sur la pire émission du monde : les ! Est-ce que les parents ont un cerveau ??????? C'est malsain !", j'ai été sur le site NT1 histoire de voir de mes propres yeux. Si vous me suivez depuis un bail vous savez que j'ai un titre et une écharpe du comité Miss france, même si c'est des pré-sélections etc, je sais que l'éthique compte beaucoup chez nous, que l'élégance prime and so on. Hier, donc, je m'attarde sur le replay des Mini miss américaines. Et là c'est le drame.




  Les journalistes suivent 3 familles, celle de Peyton: 2 ans et déjà porteuse de 90 écharpes, d'Olivia: 3 ans, 4-5 concours dans les pattes qui tape sur sa mère, et Hailey: 8 ans qui ressemble comme 2 gouttes d'eau à Barbie, qui vit dans un palace et qui entend de son père " la beauté est ce qu'il y a de plus important". Jusque là rien de trop Ouf, t'as vu, copain lecteur. Et pourtant... Les 3 bébés miss participent dans l'émission au même concours qui doit élire une Reine des bébés, une reine des 3-6 ans et une reine des 7-9 ans. Après les  reines viennent les Ultimate suprême qui sont les  vrais gagnantes du concours. Les enfants primés rentrent chez elles avec une couronne, et un chèque de 150 euros ( ahah, on se demande bien pourquoi Peyton est déjà à une centaine de concours, hein). Les gamines doivent passer 3 fois devant un jury: robes de princesses, maillot de bain, costume en tout genre. 

  Déjà là, je m'insurge. Comment juge t-on le corps en maillot de bain d'un bébé? Parce que 2 ans, 3 ans, 4 ans, on est encore un bébé avec un petit ventre rond, des jambes courtes et potelées. Et vas y que les parents demandent à leurs gamines de se déhancher... Se déhancher? Dans ce mot, il y a le mot HANCHE, les hanches qui poussent donc au moment de l'apparition des règles et autres signes de puberté. Et si ce n'était que ça... Et vas y que les petiotes portent du maquillage plus outrancié que les miens pour Halloween, des perruques et autres faux cils. Les parents sont tous plus cons les uns que les autres dans ce programme. Quelques petites perles, au passage comme ça, pour le fun?

  Maman de Peyton : " Elle adooooooore défiler, elle arrête pas de me demander: je peux y aller?". Pour le prouver les caméramans font un zoom sur une petite fille qui pleure, hurle, se roule par terre, et une maman qui la tire de force pour la faire monter sur scène. Bien joué Maman, elle adore ça. Pareil lorsque Maman dit " Elle adoooooore les faux cils", ou encore " Elle adooooooore quand on lui met de l'autobronzant". Elle a 2 ans, sa mère l'emmène chez un GARAGISTE, pour qu'il lui mette de l'autobronzant grâce à un pistolet à peinture. #Facepalm 

Concrètement, elle est trop mignonne au naturel, non? 

  Maman d'Olivia : après que sa petite de 3 ans lui ai dit " Tais toi, je t'entends toujours parler, arrête ça", " J'adoooore que ma fille ai de la personnalité". Pardon?  Quoi? " Bien sur que ma fille me tape, ou me dis de la fermer, mais elle est encore petite". Justement, si à 3 ans elle te frappe pour pas que tu la suives sur scène, imagine ce que se sera à 16 ans, quand elle ne voudra pas que tu l'emmène à l'école. Oh, et cette maman a aussi gagné la palme de la phrase la plus idiote qui soit " Les enfants populaires ne sont pas laids". Oh pardon, culte de la chirurgie plastique peut-être? Notons que pour ses performances, la petite Olivia porte Perruque et autobronzant parce que " Personne ne regarde une petite fille à la peau blanche". Amen Madame.

On lui a rajouté un postiche au niveau des cheveux à celle-ci tiens.


  Finalement, les parents d'Hailey sont les moins choquants. Bien qu'ils demandent à la petite de se déhancher,  d'avoir l'air insolente, et annoncent fièrement à la petite que la beauté est la chose la plus importante. Bon, en soi je suis pas d'accord avec ça, la cervelle c'est bien d'en avoir. Mais au moins ils peinturlurent pas leurs gosses avec du pistolet à peinture chez le garagiste. Elle, son bronzage est vrai. Gros point noir chez eux, ils veulent absolument que la petite soit Ultimate Suprême, et pas seulement Reine. Puis Miss Univers. Rien que ça. 

La poupée Barbie à qui on a même modifié les dents, et rajouté des seins

  En bref, la TV me scandalise. Ce genre de concours devrait être interdit, et les droits de l'enfance respectés. Okay, c'est en Amérique, mais même. En France ce genre de programme devrait être interdit. Les enfants sont over sexualisés dans ce programme et ridiculisés par la même occasion. On fait de gamines des starlettes dignes de la femme de Victor Newman ( ref: Les feux de l'amour ).

   Moi les gamines, je les vois déjà dans quinze ans :

Mean girls





Rendez-vous sur Hellocoton !

18 mars, 2013

Wreck it Ralph, ou comment j'ai piqué la place de Morgane le temps d'un article



   Bonjour les copinautes !
  Malgré le titre très accrocheur dénonçant une voleuse de films à chroniquer, c'est bien moi, Morgane qui vous parle l'espace de deux paragraphes: celui-ci, et celui de fin !  J'avais décidé d'inviter Tiphs à partager une chronique, comme je l'ai déjà fait par deux fois quand soudain... cette dernière m'a envoyé sa partie de critique et je me suis dit que je lui laisserais la place. Elle ne me vole donc pas totalement la vedette, je lui offre, en réalité ! Je suis trop bonne. Pour la petite histoire, je connais Tiphs depuis environ deux ans via Skyrock ! Skyrock? Oui parce que en faiiiit, à la baaase, on écrit des histoires qu'on partage, tout ça. On est devenue copine de comérage fictionage , ettt voilà ! Elle est graphiste de profession et possède sa propre page Hellocoton. Je lui laisse donc la parole à partir de maintenant ! Je reviens en fin d'article pour tout de même donner mon petit avis, et pour vous faire part d'une - deux - grosses nouvelles.

Même que Sonic, dans le film, il est inutile, mais il est trop cool !


L'avis de l'amie Tiphs :


  Bonjour bonjour ! 
  Aujourd’hui ma copine Morgane m’a invitée sur son blogounet (merci !), et en plus d’être un honneur (et un feu vert pour me laisser dire de la merde… run for tour lie !), ben je suis doublement contente puisque le film sur lequel on va blablater, c’est Wreck it Ralph !

 Wreck it Ralph, production Disney, sans Pixar, sur les thème des méchants de jeux vidéos d’arcade, ça me parle ! Et le titre anglais me parle bien plus que le niaiseux « Les mondes de Ralph » proposé par nos traducteurs. Les titres français manquent terriblement de punch, quand même.

  Alors Wreck it Ralph, pour résumer, c’est l’histoire de Ralph la Casse, grand Méchant de son Jeu, qui est lassé du rôle que lui ont donné les programmateurs. Il a beau se rendre aux réunions de Méchants Anonymes pour mieux supporter sa condition et s’habituer à ce que les personnages de tous les jeux le fuient, rien n’y fait : Ralph veut qu’on l’aime. Il a envie qu’on l’invite aux fêtes, qu’on fasse un gâteau sur lequel son personnage en sucre se trouverait au milieu des autres, qu’on lui fasse une place dans la maison des gentils plutôt que d’être seul dans son dépotoir puant...
Mais voilà, pas facile de rentrer dans le clan des gentils quand votre nature profonde est à l’exact opposé. Pour que Ralph soit accepté, un ami de son ennemi le gentil (vous suivez ?), lui lance avec mépris que, le jour où il gagnera une médaille de Héros, comme tous les gentils, alors il pourra avoir sa place parmi eux.
Ralph décide alors d’obtenir cette médaille coûte que coûte, et dans n’importe quel jeu. Seulement voilà : si un personnage meurt dans un autre jeu que le sien, il ne se régénérera pas et disparaîtra

  La première chose qui frappe *aïe* dans ce film, c’est la qualité de l’univers. Dans le principe, ça m’a beaucoup fait penser à Toy Story, cette histoire de personnages de jeux vidéos qui vivent leurs vies quand les joueurs ne sont pas là, avec l’intelligence d’un univers à la Monstre Inc. où tout est pensé dans les moindres détails. Ainsi, la multi-prise devient la gare centrale par laquelle tous les héros passent pour se balader, les personnages de jeux rétros bougent comme dans un jeu rétro avec des mouvements saccadés assez adorables, et ça va jusqu’au code Konami qu’on croise une fois dans le film. 
  Disney a exploité chaque idée de la manière la plus brillante qui soit, ce qui donne un mélange aussi original qu’intelligent, qui promet de vous donner des envies de bonbons aussi soudaines qu’une envie de fraises chez une femme enceinte.

  Oui, parce que la majeure partie du film se déroule dans le jeu Candy Rush, un jeu de rallye dont les circuits ne sont pas sans nous rappeler ce cher Mario Kart, et ATTENTION MESDAMES, MESSIEURS ET VOUS LES ENFANTS, ne regardez SURTOUT PAS ce film si vous avez faim. Voilà, c’est dit. 
Parce que Candy Rush, c’est non seulement des arbres en sucre d’orge qui nous font hurler « DOUBLES RAYUUURES, NOOON ! », mais c’est aussi des lacs en chocolat, des arbres en sucettes, des rochers en couilles de mammouth (ou boules magiques si vous faites partie des gens bien élevés, à l’inverse de moi), des montagnes en cornets de glace renversés… le tout d’une qualité graphique à tomber. 
  Mais ça, ce n’est pas un scoop, Disney fait de magnifiques films d’animation en 3D (on dit merci Pixar et son savoir-faire, même si son nom a disparu des écrans puisque racheté par la Walt Disney company). Je ne m’étendrai pas sur le graphisme, parce que, sincèrement, à part Dreamworks, personne ne peut rivaliser en terme de qualité. Disney innove encore et toujours dans la 3D, les effets sont toujours plus saisissants à chaque film, ça me fait rêver, voilà. Et puis ce monde en bonbons, RAH, moi qui n’aime pas ça, j’engloutirais bien une centaine de sucres d’orge !

Qu’en est-il du scénario en lui-même ? 
 Bah, franchement, je suis très bon public, il suffit que ça soit beau et un peu rigolo pour qu’un film me plaise, même si le scénar’ est bidon, donc j’ai peur de ne pas pouvoir en dire grand chose, à part que SI, quand même, pour un Disney, j’ai trouvé l’intrigue relativement complexe. C’est pas dans tous les Disneys que non pas une, ni deux, mais TROIS menaces planent sur nos héros ! Et pas des moindres, si vous voulez mon avis.
  Mais c’est une histoire Disney, donc attendez-vous à verser de belles larmichettes à la fin, et à vous rouler par terre à de nombreuses reprises ! Guettez les Oréos, à ce propos. The best moment of the film.

Les personnages ?


  A croquer. Si on retrouve Robotnik, Pacman et ses fantômes et d’autres personnages emblématiques des jeux vidéos de tous temps pour notre plus grand plaisir, on rencontre une flopée de personnages tous plus mignons/hilarants/débiles les uns que les autres. Mention spéciale aux lianes rieuses, qui m’ont fait penser à des Oreilles à Rallonge, mais version bouche (des bouches à rallonge, donc). Avec un rire de bébé un rien flippant, quand même.

  Je les ai tous kiffé. Fix it Felix, tout petit, tout mignon, antagoniste de Ralph que je ne peux personnellement pas supporter, mais qui est tout de même attachant. Le capitaine Caloon qui a franchement la classe mais qui me fait juste hurler de rire. La Bulle Acide, bras droit de sa Sucrerie, qui m’a offert l’un de mes plus beaux fou-rire de ce film. Ralph et ses grosses mains aux doigts de la même longueur, le gros nounous obstiné à qui on a envie de faire un câlin. 
  Et la meilleure pour la fin : Vaneloppe. L’anomalie de Candy Rush, la marginale, rejetée de tous, mais surtout la petite gamine teeeellement insupportable qu’on finit limite par en tomber amoureux, avec ses répliques hilarantes qui sont parfois assez crève-coeur. Vaneloppe n’a pas une existence facile mais passe son temps à faire l’andouille, et rien que pour ça, on l’aime. Elle rentre dans mon palmarès des personnages Disney, aux côtés de Mushu, Hadès, Stitch, Kuzco et Kida. Un des meilleurs personnages qu’ait créé Disney, à mes yeux.

  Le seul point décevant, le seul vrai bémol de ce film (le seul que j’ai trouvé, en fait), c’est qu’on grille le gros méchant à des kilomètres. Dès qu’on entre dans Candy Rush, on capte le schmilblik et ça tue un peu le suspense. Heureusement, il n’y a pas qu’une seule menace, comme je disais, mais trois, et la combinaison de toutes donne des rebondissements qui rattrapent un peu ce petit défaut.
Mais bon, il faut garder à l’esprit c’est un Disney, alors on leur en veut pas, c’est pas leur spécialité les intrigues retorses à la Scooby-Doo et autres Agatha Christie, tout est prévu pour toujours bien se finir et… navrée de vous spoiler, mais ça finira bien. Eh oui.

En définitive ?

  Wreck it Ralph, c’est un très bon, que dis-je, un excellent Disney, bien meilleur que Cars, moins décevant que Rebelle et sa morale pourrave, et bien plus intéressant et drôle que Toy Story 3. Des personnages attachants, un humour à te décaper un four, des graphismes et un univers époustouflants, Disney s’est surpassé pour ce film qui ravira aussi bien les jeunes que les moins jeunes !

Le retour de Morgane, moi-même en personne :

  Pour faire simple, je suis tellement d'accord avec Tiphs, que je ne peux rien ajouter, hormis quelques remarques très personnelles ! Déjà, moi aussi je dis Couilles de Mammouths, mais petite j'avais toujours honte d'en demander aux marchands de bonbons, même si sincèrement c'est trop cool, malgré leur tendance à vous faire saigner la langue.
  Et pour en revenir plus concrètement au film, le seul point non exploité par Tiphs est l'univers musical du film. Disney est connu pour ses musiques entêtante à la "je suis fille des torrents soeur des rivièèèères", ici, chaque note est tellement électronique que vous avez vraiment l'impression d'être dans le jeu itself. J'ai vraiment trouvé que c'était un plus, puisque la musique d'un jeu vidéo est super importante. Comment flipper devant Resident Evil sans la musique stressante? Comment se passer du si attendu " tintintin tintin tintintintinnnnn" à la fin d'un combat final fantasy? La musique est ici très justement dosée.
( Et puis, Sa sucrerie me fait drôlement penser au chapelier foude Alice aux pays des merveilles, le film d'animation ! )

  On finit donc l'article par quelques petites joyeusetés ! 
1° Déjà le film est trop cool, et la chronique de Tiphs aussi !
2° Tiphs est officiellement engagée comme partenaire de mes tribulations, bien que moins présente que moi elle se fera un plaisir de vous pondre quelques articles de temps en temps !
3° J'ouvrirais un blog d'ici peu, un autre, ou je mettrais tout mes blablas, make up et autres trucs de filles polluant un peu trop ce blog ciné !

Mes 3 petites joyeusetés, vous en pensez quoi?
Et de Wreck It Ralph? Vous pensez l'acheter? 






Rendez-vous sur Hellocoton !